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Détection des doublons de sociétés

Comment la base a été analysée, ce que veulent dire les résultats, et à quoi servent les deux pages de travail.

1Le problème

Une même société peut exister plusieurs fois dans le CRM.

Chez ce client, la base comptait 167 639 fiches sociétés. Au fil des imports, des reprises d'établissements et des saisies manuelles, la même entreprise peut s'y trouver en double : une fois sous son nom commercial, une fois sous sa raison sociale, parfois avec une adresse écrite différemment.

Chercher ces doublons à l'œil est impossible : comparer chaque fiche à toutes les autres représenterait plus de 14 milliards de comparaisons. Il fallait donc une méthode qui réduise le travail à un volume traitable, sans passer à côté des vrais doublons.

Yellowbox 167 639 fiches sociétés jamais modifié ici BASE D'ANALYSE, HORS DU CRM Normaliser noms, adresses, téléphones, domaines Rapprocher GPS, SIRET, téléphone, domaine, ERP Noter score 0 à 100 et niveau de confiance Validation humaine page de validation fiche d'une société décision cas par cas aucune fusion automatique copie 167 639 fiches 176 547 paires comparées 25 525 paires à examiner au départ au lieu de 14 milliards dont 2 722 quasi certaines Le retour vers le CRM, une fois les décisions prises, se fera de nuit uniquement
La base est copiée hors du CRM pour y être analysée ; seules les décisions humaines feront foi.
167 639
fiches sociétés
176 547
paires candidates analysées
25 525
paires réellement à examiner
2 722
doublons quasi certains

2La méthode, en cinq temps

Tout le calcul se fait hors du CRM, dans une base d'analyse sur le serveur. Yellowbox n'est jamais modifié par ce traitement.

Pas d'intelligence artificielle ici. Le traitement est un programme classique : des règles écrites noir sur blanc, exécutées directement dans la base de données. Chaque point attribué à une paire s'explique par un critère précis et vérifiable, et le résultat est strictement reproductible : relancer le calcul sur les mêmes données redonne exactement les mêmes scores. Rien n'est deviné, rien n'est appris. Le seul service extérieur consulté est l'annuaire officiel des entreprises (Sirene), pour savoir si un établissement est encore actif.
CopieExport complet des sociétés vers une base d'analyse
NormalisationNettoyage des noms, adresses, téléphones
RapprochementConstitution des paires à comparer
NotationUn score de 0 à 100 par paire
ValidationDécision humaine, jamais automatique

Normalisation : comparer ce qui est comparable

Avant toute comparaison, chaque fiche est réécrite dans une forme standard : accents et ponctuation retirés, majuscules uniformisées, formes juridiques et abréviations de voie harmonisées (« av. » et « avenue » deviennent la même chose), numéros de téléphone réduits à leurs chiffres, domaine extrait des adresses email et des sites web. « SAS Châteaux de France » et « CHATEAUX DE FRANCE » deviennent alors identiques.

Rapprochement : ne comparer que ce qui a une chance de correspondre

Plutôt que de tout comparer, on ne rapproche que les fiches qui partagent au moins un point commun fort :

Ce filtrage ramène le problème à 176 547 paires à examiner au lieu de milliards.

Piège traité : les grandes chaînes partagent un même domaine email entre des centaines d'établissements bien distincts (accor.com, campanile.fr, domusvi.com…). Sans correctif, ce seul critère produisait 1,5 million de fausses paires. Les domaines partagés par plus de 15 sociétés sont donc écartés du rapprochement, ainsi que les domaines génériques de fournisseurs d'accès.

Notation : un score de 0 à 100

Chaque paire cumule des points selon ce qui concorde, et en perd quand un élément contredit le rapprochement :

Ce qui est comparéPointsDétail
Identifiant interne ERP identique+75C'est littéralement le même enregistrement source
SIRET identique+70Même établissement au sens légal
Même SIREN, SIRET différents+25Même entreprise, établissements distincts
SIRET différents−40Signal contraire : deux établissements distincts
Nom très proche+7 à +30Selon le degré de ressemblance
Adresse identique ou proche+2 à +25Identique, similaire, ou seulement même ville
Distance GPS+4 à +20+20 sous 5 m, +4 entre 60 et 100 m
Téléphone identique+25Standard commun
Domaine web / email identique+15 / +10Hors chaînes et domaines génériques

3Lire les résultats

Chaque paire reçoit deux étiquettes complémentaires. La première dit à quel point c'est sûr, la seconde dit pourquoi.

Niveau de confiance : par quoi commencer

NiveauScorePairesCe que ça veut dire
Quasi certain90-1002 722SIRET identique, ou nom et adresse rigoureusement identiques. Sur l'échantillon vérifié à la main, tous étaient de vrais doublons. À traiter en premier.
Très probable75-891 907Fort accord sur le nom et l'adresse, mais un signal décisif manque (SIRET absent, GPS un peu différent). À confirmer d'un coup d'œil.
Probable, à contrôler55-7411 657Accord partiel. Le lot le plus gros et le plus mélangé : vrais doublons, mais aussi reprises d'établissement et sociétés liées. C'est ici que le contrôle humain apporte le plus.
Rapprochement possible35-549 240Un seul signal modéré. À regarder après les niveaux au-dessus.
Faible probabilité0-34151 021Presque toujours deux sociétés voisines sans autre lien. Bruit normal du critère géographique, aucune action prévue.

En écartant le dernier niveau, il reste 25 525 paires utiles, portant sur 24 706 sociétés.

Type de rapprochement : la nature du lien

TypePairesDéclencheur
Doublon quasi certain2 219SIRET identique
Doublon très probable1 541Nom et adresse très proches, sans SIRET commun
Même entreprise, établissements différents24 462Même SIREN mais SIRET distincts : un groupe, pas un doublon
Reprise d'établissement possible7 095SIRET différents à moins de 30 m : changement d'exploitant au même endroit
Proximité géographique seule91 891Uniquement le GPS, aucun autre point commun
À contrôler49 338Cumul de signaux modérés sans cause unique
Règle de fond : aucune fusion n'est automatisée. Le programme classe et propose, un humain décide. Une décision « doublon à fusionner » est un marquage de préparation, pas une action sur le CRM.

4Les deux pages de travail

Elles se complètent : l'une pour traiter les paires en série, l'autre pour instruire un cas précis.

Validation des doublons des sociétés

C'est le poste de travail principal. Il présente les paires côte à côte, avec pour chacune le score, le niveau de confiance et les éléments qui les rapprochent. On avance paire par paire avec quatre décisions possibles :

  • Fiches distinctes : le rapprochement est un faux positif
  • Reprise confirmée : ancien et nouvel exploitant, fiches à lier mais pas à fusionner
  • Doublon à fusionner : avec le choix de la fiche à conserver
  • À revoir : cas douteux, mis de côté

Des filtres permettent de se concentrer sur un niveau de confiance ou un type de rapprochement, et un bouton interroge l'annuaire officiel des entreprises (Sirene) pour savoir si un établissement est encore actif : c'est souvent ce qui distingue une reprise d'un vrai doublon.

Les décisions restent dans le navigateur et s'exportent en fichier. Rien n'est écrit dans Yellowbox ni dans la base d'analyse.

Ouvrir la validation des doublons

Fiche doublon d'une société

Le complément du précédent, centré sur une seule société. La page affiche sa fiche CRM (coordonnées, SIRET, chiffre d'affaires, date de dernière vente), sa vérification Sirene, puis la liste de toutes les paires candidates qui la concernent, avec le score, la distance et les signaux de chaque rapprochement. Chaque société liée est cliquable : on navigue ainsi de proche en proche dans une grappe de fiches.

C'est l'outil à ouvrir quand on veut instruire un cas particulier, par exemple avant de trancher sur un dossier client.

Elle s'ouvre avec l'identifiant d'une société : sans identifiant, la page reste vide. Le lien ci-dessous ouvre un exemple (fiches fictives).

Voir un exemple de fiche

5Ce qui reste à faire